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Mon premier portrait ... !!!

Un autre genre journalistique ... le portrait et plus précisément le portrait de quelqu'un appartenant au monde de la finance !!!

Un financier qui se fait plaisir

Courtier après avoir exercé plusieurs postes dans le monde financier, Stéphane Joubert navigue dans ce milieu depuis une dizaine d'années. Il choisit ces postes en fonction de ses désirs et de ses valeurs pour rester « intègre et libre ».

« Mon parcours correspond à des choix et à des envies » telle est la philosophie qui a marqué les différentes expériences professionnelles de Stéphane Joubert. Depuis 9 mois, il est courtier en financement et responsable d'une agence à Tours. Après avoir hésité entre trois entreprises, son choix s'est finalement fait au « feeling » et s'est porté sur cette agence de crédit Place de la Résistance, car le patron est « honnête et droit », des qualités qui ressortent du discours de cet homme de 36 ans.
Après une maîtrise de gestion des entreprises passée à Tours, il commence à travailler dans une association pour handicapés. Une expérience qui lui a permis de ne pas oublier que « l'humain est le plus important dans l'histoire ». Après s'être occupé de cette structure pendant 2 ans, il se décide à « changer de voie volontairement » et se dirige vers la grande distribution où il devient responsable des ventes sur les rayons hi-fi. Mais une autre expérience se présente à lui, « je me suis fait débaucher par la boîte d'à côté, qui m'a donné la direction du magasin ». Il accepte ce poste pendant trois ans et demi. Mais ne supportant plus que ce métier lui prenne autant de temps dans sa vie, il choisit de s'octroyer des moments à lui et quitte son travail. Il rejoint alors un ami qui s'est spécialisé dans la gestion de patrimoine en indépendant. Trois ans plus tard « j'ai senti le marché qui se renversait à cause des évolutions législatives » et il se décide à partir vers un nouveau domaine. Après avoir eu des responsabilités pendant des années, il devient conseiller chez un courtier, « je ne voulais plus prendre de décisions, donc c'était un choix ». Il exerce ce métier pendant deux ans quand le propriétaire d'In and Fi vient le chercher pour ouvrir une agence à Tours et la diriger, ce qui lui ouvrait « des perspectives sympas ». Un challenge qu'il accepte de relever comme celui d'avoir réussi à rentabiliser cette franchise en trois mois au lieu de deux ans, « j'aime bien que ça aille vite mais il faut aussi que ça soit bien fait ». Au bout de neuf mois à ce poste, il vient d'ouvrir une deuxième agence à Tours, et sera bientôt responsable d'un troisième bureau en Indre-et-Loire. Un nouveau choix professionnel qui l'accapare énormément mais qu'il a choisi, « ma vie a changé, j'ai plus de temps pour le travail ».
« S'amuser avec les chiffres et faire plier des organismes » sont les raisons qui l'ont conduit vers la finance. Un métier de courtier qui lui convient parfaitement pour l'instant, il joue le rôle d'intermédiaire entre les investisseurs et les banques et tente de trouver les meilleurs prêts. « Je fais gagner du temps aux gens et de l'argent car je leur trouve des conditions particulières ». Il démarche ainsi chaque banque avec cinquante dossiers « je fais du marché de gros ». Cette forme de pouvoir face aux organismes bancaires « l'éclate », il aime pouvoir faire plier une banque pour un individuel ou une entreprise qui n'y parviendra pas. D'ailleurs, il juge son travail plutôt positivement, « mon métier a un réel service, une vraie utilité », il rencontre toutes les situations « des fois c'est un peu social, on évite aux gens de sombrer ». Cette profession lui prend beaucoup de temps, environ soixante heures par semaine, mais pour l'instant cela lui plaît, ensuite tout dépendra de ce qu'il a envie de faire. Il se définit comme quelqu'un de gentil mais pas trop, « je ne me laisse pas marcher dessus », assez loin de l'image des « requins de la finance ». Dans son agence, « c'est plutôt la tranquillité », une situation différente chez « les conseillers bancaires » où la pression hiérarchique est très forte. Ici, le stress ne semble pas être un problème « la pression on se la met tout seul mais elle est positive ».
Même la crise économique n'est pas une source d'inquiétude, au contraire « ça nous profite ». Les banques ont « entre guillemets resserrer les crédits, elles disent non à des prêts pour des conditions ridicules », les particuliers se tournent alors vers les courtiers qui trouvent des crédits aux bonnes conditions. « Depuis le mois de septembre, on est en augmentation », même s'il reconnaît que « le combat est un peu plus dur ». Son regard sur la crise est sans équivoque : « c'est le bazar, ça devait arriver ». Il ne regrette pas d'avoir refusé de nombreuses offres pour travailler à Paris, il a toujours vécu à Tours car le « rattachement aux racines et aux valeurs » est important. La notion de plaisir reste primordiale dans ses choix professionnels, « je ne suis pas carriériste, ça doit se faire naturellement, je ne veux pas faire des choix qui changeraient ma personne ».
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Julie Sicot
J1




# Posté le mercredi 11 mars 2009 10:53

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