Un article sur le thème de la Justice

Bienvenue dans le monde des notaires ... !!!

Le métier de notaire à la loupe

Maître Simon François est notaire depuis 37 ans dans une étude située rue Marceau à Tours. Ancien président de la chambre des notaires du département de l'Indre et Loire et enseignant depuis deux ans à l'Institut des métiers du notariat (IMN) à Tours, il s'est profondément investi dans sa profession. A six mois de la retraite, il apporte un éclairage intéressant sur ce métier qu'il a exercé avec dévouement et passion.

« Je considère qu'on a un rôle social à jouer » explique Maître Simon, quand il définit son métier. Le notaire est un officier public qui intervient à tous les moments clés de la vie : le mariage, le divorce, les successions, le Pacs et même « avant la vie, lorsqu'il faut établir un acte de naissance de paternité ». Cette profession s'exerce dans un cadre libéral, le notaire dirige lui-même son entreprise. Il est nommé par le Garde des Sceaux, et est soumis à la personne de l'Etat, c'est d'ailleurs ce que rappelle « le panonceau de la république avec Marianne au-dessus de l'enseigne ». Le notaire « est là pour appliquer et expliquer la loi » précise Maître Simon. Même s'il n'intervient pas directement dans les tribunaux, sauf dans de très rares cas, son activité est étroitement liée à la justice, « on doit s'adapter, s'efforcer d'expliquer la loi le plus simplement possible, c'est une gymnastique permanente pour traduire des textes législatifs à des personnes qui n'y connaissent rien » développe-t-il.
Après avoir commencé par des études de médecine, Maître Simon s'est tourné vers le droit qui correspondait mieux à son profil littéraire, « le droit c'est des explications de textes permanentes. On peut donner plusieurs sens aux lois d'où l'intérêt de quelqu'un qui tranche ». Après quatre ans à l'université, il enchaîne avec trois années de stage et prépare, en parallèle, les examens. Un cursus presque similaire à celui des étudiants en notariat d'aujourd'hui. Il reconnaît s'être tourné vers ce métier « par hasard », mais ne regrette absolument pas son choix. Il apprécie le contact humain du métier tout comme l'aspect libéral de sa profession. Même s'il admet qu'elle est très prenante, « ça demande une disponibilité de tous les instants, il faut oublier les 35 heures ». La charge de travail est extrêmement importante dans ce métier, « on est obligé de se reformer en permanence avec deux ou trois formations obligatoires par an » car la loi est en perpétuelle évolution « le droit est une matière mouvante ». D'ailleurs il explique à ses élèves que la meilleure manière d'apprendre son métier, c'est en le vivant. C'est pour cela qu'il s'est fortement impliqué notamment en devenant professeur et en s'investissant dans la Chambre des notaires du département, « c'est le meilleur moyen de découvrir la profession ». Un métier qu'il a eu le temps de voir évoluer depuis une trentaine d'années, il a constaté que la fonction du notaire avait changé et s'était adaptée à la société. « La notion de notaire de famille a disparu, mais j'ai encore des clients que je suis depuis trente ans et qui ne font rien sans m'en parler. Les gens changent de notaire plus facilement car ils sont plus mobiles », explique Maître Simon. Mais, ce métier souffre toujours d'une image « balzacienne », « on nous imagine encore comme des personnes dans les papiers, dans les poussières ». Pourtant la profession a su s'adapter rapidement aux changements, notamment dans le domaine informatique « on en est rendu maintenant à signer des contrats à distance par télématique ». Les notaires vont devoir s'adapter une nouvelle fois si le rapport Darrois - qui souhaite la fusion des notaires et des avocats - aboutit à la promulgation d'une loi.
(3703 signes)

Sicot Julie
J1

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# Posté le mercredi 11 mars 2009 10:55

Mon premier portrait ... !!!

Un autre genre journalistique ... le portrait et plus précisément le portrait de quelqu'un appartenant au monde de la finance !!!

Un financier qui se fait plaisir

Courtier après avoir exercé plusieurs postes dans le monde financier, Stéphane Joubert navigue dans ce milieu depuis une dizaine d'années. Il choisit ces postes en fonction de ses désirs et de ses valeurs pour rester « intègre et libre ».

« Mon parcours correspond à des choix et à des envies » telle est la philosophie qui a marqué les différentes expériences professionnelles de Stéphane Joubert. Depuis 9 mois, il est courtier en financement et responsable d'une agence à Tours. Après avoir hésité entre trois entreprises, son choix s'est finalement fait au « feeling » et s'est porté sur cette agence de crédit Place de la Résistance, car le patron est « honnête et droit », des qualités qui ressortent du discours de cet homme de 36 ans.
Après une maîtrise de gestion des entreprises passée à Tours, il commence à travailler dans une association pour handicapés. Une expérience qui lui a permis de ne pas oublier que « l'humain est le plus important dans l'histoire ». Après s'être occupé de cette structure pendant 2 ans, il se décide à « changer de voie volontairement » et se dirige vers la grande distribution où il devient responsable des ventes sur les rayons hi-fi. Mais une autre expérience se présente à lui, « je me suis fait débaucher par la boîte d'à côté, qui m'a donné la direction du magasin ». Il accepte ce poste pendant trois ans et demi. Mais ne supportant plus que ce métier lui prenne autant de temps dans sa vie, il choisit de s'octroyer des moments à lui et quitte son travail. Il rejoint alors un ami qui s'est spécialisé dans la gestion de patrimoine en indépendant. Trois ans plus tard « j'ai senti le marché qui se renversait à cause des évolutions législatives » et il se décide à partir vers un nouveau domaine. Après avoir eu des responsabilités pendant des années, il devient conseiller chez un courtier, « je ne voulais plus prendre de décisions, donc c'était un choix ». Il exerce ce métier pendant deux ans quand le propriétaire d'In and Fi vient le chercher pour ouvrir une agence à Tours et la diriger, ce qui lui ouvrait « des perspectives sympas ». Un challenge qu'il accepte de relever comme celui d'avoir réussi à rentabiliser cette franchise en trois mois au lieu de deux ans, « j'aime bien que ça aille vite mais il faut aussi que ça soit bien fait ». Au bout de neuf mois à ce poste, il vient d'ouvrir une deuxième agence à Tours, et sera bientôt responsable d'un troisième bureau en Indre-et-Loire. Un nouveau choix professionnel qui l'accapare énormément mais qu'il a choisi, « ma vie a changé, j'ai plus de temps pour le travail ».
« S'amuser avec les chiffres et faire plier des organismes » sont les raisons qui l'ont conduit vers la finance. Un métier de courtier qui lui convient parfaitement pour l'instant, il joue le rôle d'intermédiaire entre les investisseurs et les banques et tente de trouver les meilleurs prêts. « Je fais gagner du temps aux gens et de l'argent car je leur trouve des conditions particulières ». Il démarche ainsi chaque banque avec cinquante dossiers « je fais du marché de gros ». Cette forme de pouvoir face aux organismes bancaires « l'éclate », il aime pouvoir faire plier une banque pour un individuel ou une entreprise qui n'y parviendra pas. D'ailleurs, il juge son travail plutôt positivement, « mon métier a un réel service, une vraie utilité », il rencontre toutes les situations « des fois c'est un peu social, on évite aux gens de sombrer ». Cette profession lui prend beaucoup de temps, environ soixante heures par semaine, mais pour l'instant cela lui plaît, ensuite tout dépendra de ce qu'il a envie de faire. Il se définit comme quelqu'un de gentil mais pas trop, « je ne me laisse pas marcher dessus », assez loin de l'image des « requins de la finance ». Dans son agence, « c'est plutôt la tranquillité », une situation différente chez « les conseillers bancaires » où la pression hiérarchique est très forte. Ici, le stress ne semble pas être un problème « la pression on se la met tout seul mais elle est positive ».
Même la crise économique n'est pas une source d'inquiétude, au contraire « ça nous profite ». Les banques ont « entre guillemets resserrer les crédits, elles disent non à des prêts pour des conditions ridicules », les particuliers se tournent alors vers les courtiers qui trouvent des crédits aux bonnes conditions. « Depuis le mois de septembre, on est en augmentation », même s'il reconnaît que « le combat est un peu plus dur ». Son regard sur la crise est sans équivoque : « c'est le bazar, ça devait arriver ». Il ne regrette pas d'avoir refusé de nombreuses offres pour travailler à Paris, il a toujours vécu à Tours car le « rattachement aux racines et aux valeurs » est important. La notion de plaisir reste primordiale dans ses choix professionnels, « je ne suis pas carriériste, ça doit se faire naturellement, je ne veux pas faire des choix qui changeraient ma personne ».
(4669 signes)

Julie Sicot
J1




# Posté le mercredi 11 mars 2009 10:53

Un autre article d'ambiance !!!

Un autre article d'ambiance !!!
Un autre article d'ambiance, alors après la laverie ... bienvenue dans le monde des figurines !!!

Une soirée au pays des figurines

Le Sortilège, un magasin de jeux de sociétés, près de la place Plumereau a revêtu un autre aspect vendredi soir vers 20h30 lors d'une soirée figurines. Comme environ une fois par mois, quand le magasin est fermé, c'est une partie toute différente qui se joue dans l'arrière salle.

Envahi par une douzaine de passionnés qui viennent partager leurs engouements pour les figurines, le magasin se retrouve colonisé par des tables de jeux, des armées de soldats et de chars et surtout des jeunes hommes. Ils arrivent avec leurs mallettes, pleines de figurines issues d'univers extrêmement différents. Ils dressent de grandes tables, posent des collines, des petites maisons, des arbres, pour créer des décors très fidèles aux imaginaires développés dans les jeux. S'ils sont là c'est essentiellement « pour se rencontrer, s'amuser, se détendre ». Ils parlent entre eux de jeux, de personnages, de stratégie, s'échangent des conseils, dans un vocabulaire complexe pour les novices. Car attention tout cela est très sérieux, en face à face ils se livrent à un combat sans merci, déployant leurs armées pendant de nombreuses heures.
Les figurines prennent une place à part dans l'univers du jeu en général et dans le magasin. Des coffrets remplis de personnages et des livres de règles volumineux remplissent le fond de cette boutique. Elles plongent les joueurs dans des univers imaginaires ou historiques. Les figurines, faites d'un alliage de plomb et de nickel, représentent des nains, des extraterrestres, des soldats de la seconde guerre mondiale, des chars qu'ils peignent à la main pendant de longues heures, « c'est ça qui est bien, quand on aime peindre », même s'ils reconnaissent que c'est une passion coûteuse.
Durant cette soirée, après plus d'une heure de préparation à mettre en place les décors, à choisir les emplacements stratégiques de leurs figurines. Les joueurs prennent place en tête à tête autour des différentes tables pour s'affronter dans ce jeu de rôles grandeur réelle. Ils s'opposent en trois manches, une phase de mouvement, puis de tir et enfin d'assaut. Au fil des coups de dés, les joueurs très sérieusement calculent les points d'attaques de leurs personnages, mesurent avec un mètre les distances de tirs de leurs figurines et détruisent l'armée de l'autre. La stratégie est au c½ur de ce jeu et la réflexion est primordiale mais la chance aux dés est essentielle « tu as beau être un fin stratège, si tu n'as pas de chance aux dès, tu ne gagneras pas » s'exclame un jeune garçon qui est justement en train de perdre. Dans une ambiance calme, les coups s'enchaînent pendant des heures, les joueurs s'imprègnent totalement dans leurs parties, « ils s'imaginent dans le mouvement » et se mettent à la place des personnages qu'ils manipulent. Certains sont jeunes et viennent jouer leurs premières parties « c'est le point de passage des joueurs. Ici, il y a un esprit très copain, on rencontre plein de monde ». D'autres plus expérimentés viennent depuis des mois « c'est une communauté, un clan ».
Les soirées figurines remportent un franc succès depuis quelques temps auprès des jeunes hommes. « Il y a un côté artistique, stratégique, il faut bien réfléchir à la partie. C'est un échange social, on partage quelque chose avec quelqu'un » indique le patron du magasin, lui-même plongé dans une partie depuis quelques heures. La nuit sera longue dans cette boutique hantée par des figurines.
(3419 signes)

Julie Sicot
J1





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# Posté le mercredi 11 mars 2009 10:49

Article d'ambiance ... !!!

Certains l'ont lu depuis un petit moment, d'autres ne le connaissent pas ... mais le voici : l'article d'ambiance que nous avait demandé notre prof de journalisme ... j'avais choisi comme lieu : la laverie !!!

Alors, pour les remarques ... bien observé et très bien écrit, deux "bien" sur le texte et une chute (fin) qualifiée d'EXCELLENTE !!! Et pour la note : 15.
Je suis très contente ... mais bon ce n'est qu'un papier d'ambiance et pas un article ... alors on va surtout attendre la note du Sésame qui risque d'être beaucoup moins bien ... enfin bon on verra bien !!!

30 minutes à la laverie

Linge dans la machine, programme 3, 30 minutes. Dehors, il pleut, la nuit commence à tomber. Les néons du plafond créent une lumière artificielle. Une odeur de lessive et de linge propre règne dans la pièce. Le long du mur, 7 lave-linges blancs alignés, font tourner leur ventre vitrés. Sur les murs, un panneau qui explique leur fonctionnement, une affiche dans un cadre baroque indique « offre du mois. Les machines 18kg pour seulement 7,20 euros, soit une économie d'1 euro. »
28 minutes, la minuterie de la machine s'égraine progressivement. Deux femmes assises discutent inlassablement, puis jettent un ½il à la minuterie.
-C'est fini ?
-Ouais.
Elle sort le linge « cette chaussette c'est pas à moi ».
24 minutes, un homme assis sur la table de pliage reste impassible, bras croisés, le regard perdu dans les lave-linges qui tournent.
Dès qu'une machine est vidée, elle se remplit de nouveau. Autour du sèche-linge, quelques conseils sont échangés « Soit j'en enlève un peu, soit je fais sécher le reste plus tard ».
La nuit se fait plus intense.
17 minutes, un homme rentre, manteau marron, pantalon de velours, mocassin noir. Il charge une machine 18kg. Va à la centrale de paiement, sélectionne sa machine, trois secondes plus tard, un « clac » résonne indiquant la mise en marche du lave-linge.
La vitrine est embuée, l'atmosphère oscille entre froid et chaud et les machines devant nous tournent toujours.
12 minutes, un autre « clac » retentit signalant la fin du cycle. Sitôt vidée, sitôt remplie. L'homme est toujours impassible sur la table de pliage. Peu de mots viennent rompre le bruit des machines.
8 minutes, une fille rentre, pas de lave-linges libres. Ambiance silencieuse, des gestes calmes, paisibles. L'homme impassible a rangé son linge, il sort « bonsoir », peu de réponses.
2 minutes, le bruit de l'essorage diminue peu à peu. La nuit est tombée. Les gens sont seuls, casques vissés sur les oreilles, plongés dans leurs livres.
« Clac » de fin.

2023 signes.

Voilà j'attends vos remarques ... !!!

# Posté le mercredi 07 janvier 2009 13:47

Sésame, version mise en page !!

Sésame, version mise en page !!
Et voici en image (dsl c'est petit) la version de mon article mis en page !!! Ca donne bien, hein ?!!! Vous pouvez pas savoir à quel point on est heureux quand on voit son article finalisé et mis en page !!!

Alors la note est tombée : 11, ca va je suis plutôt contente ... c'est pas merveilleux ... mais bon c'est le premier ... j'espère que je ferais mieux au suivant ;-) !!!
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# Posté le samedi 13 décembre 2008 16:58

Modifié le samedi 10 janvier 2009 15:49

Sésame !!!

Sésame !!!
Ca fait trois semaines que je vous en parle, que je stresse tous les jours, que ce sujet est devenu ma raison de vivre ... et voilà s'est enfin fini !!!

Voici mon article sur les étrangers qui s'intègrent en apprenant le français, il comprend un reportage, une interview et des brèves !!!


Alors voici le reportage :

Le français pour tous

Les bénévoles de l'association tourangelle Français langue d'accueil (Fla) apprennent la langue aux étrangers qui souhaitent obtenir une carte de résident en France. Un passage obligé pour ces personnes issues de tous les pays.

« Pouvez-vous me décrire ce que vous voyez sur ces images ? », demande Alain, instituteur bénévole à l'association Français Langue d'Accueil (FLA), face à lui cinq élèves aux profils atypiques scrutent des dessins photocopiés illustrant des scènes de la vie courante. Leur objectif : maîtriser les bases de la langue française pour passer le Diplôme initial de langue française (Dilf) qui permet d'obtenir une carte de résident de 10 ans. Ibrahim, retraité palestinien, Rekha, indienne de 37 ans, Sarmad, irakien de 24 ans, Naomi, kényane de 21 ans et Caroline, allemande de 34 ans, font partie de la quinzaine d'étrangers qui suivent des cours deux fois par semaine, le jeudi et le samedi, au rez-de-chaussée d'un immeuble HLM situé au 59 boulevard Preuilly, en centre-ville de Tours.
Créée en novembre 2001, l'association FLA est hébergée ici par le centre culturel de Courteline. « Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'immigration en janvier 2007, nous avons dû revoir nos objectifs, précise Béatrice la présidente de l'association, le Dilf est effectivement devenu le but principal des apprenants ». Les cultures et les nationalités de chacun s'expriment, d'ailleurs Ibrahim, un personnage haut en couleur, a apporté un gâteau palestinien pour le goûter. Lors du cours Rekha, va expliquer aux autres élèves les dieux qui composent le panthéon indien, fière de faire partager des facettes de son pays. L'apprentissage de la langue a des effets positifs sur les personnes qui viennent ici, c'est ce que stipule Jean-Paul, un des bénévoles de l'association. « Depuis son arrivée dans l'association, Rekha s'est beaucoup émancipée. Avant, elle ne parlait presque pas pendant les cours, elle n'osait pas intervenir. Maintenant, elle participe beaucoup plus. » Le cours se prolonge avec une nouvelle question : « Qu'est-ce-que vous n'aimez pas ? ». Les apprenants répondent avec hésitation : « Je n'aime pas les voix fortes », dit Saeed. Ce jeune qatarien de 28 ans est arrivé en France le 1er juin 2008. En ce moment, il se concentre sur l'apprentissage du français à l'association et à l'Institut de Touraine. Puis, il compte aller à la Sorbonne pour finir son master de droit. Régulièrement, il s'explique en arabe sur le sens des mots français avec Ibrahim et Sarmad, un jeune irakien de 24 ans qui a fui son pays. Arrivé en France le 9 octobre 2008, il vit désormais dans un foyer. Diplômé en ingénierie mécanique, il s'exprime encore avec difficulté. A son arrivée en France, « c'était plus difficile car (il) ne (parlait) pas français », mais petit à petit « c'est de plus en plus facile car ici tout le monde parle français», explique-t-il en arabe, traduit par Saeed.
Le cours continue. Il ne suit pas un programme pédagogique précis mais s'efforce de faire dialoguer et de préparer les étrangers aux questions du Dilf, comme demander le prix d'un objet, associer des idées à des actions, comprendre les panneaux de signalisation. Les professeurs écrivent les phrases sur des tableaux blancs, aussitôt réécrites avec assiduité par les étrangers. Les apprenants qui viennent à l'association sont pour certains diplômés dans leur pays d'origine, ils souhaitent faire valider leurs acquis en passant le TCF (Test de Connaissance du Français). Comme Sofia, une péruvienne, diplômée en statistiques informatiques. « Certains des apprenants ont obtenu un CDI pendant ou après leur apprentissage de la langue française. », s'enthousiasme Béatrice.


Ensuite l'interview de Béatrice O, présidente de l'association FLA.

« L'objectif c'est le Dilf »

Quelles sont les nouvelles missions de l'association depuis que la nouvelle loi sur l'immigration est entrée en vigueur en 2007 ?

Avant, l'association répondait principalement aux besoins des personnes et les soutenait dans leurs démarches administratives. Par exemple l'un de nos membres, une jeune femme turque a eu un dégât des eaux chez elle. Un expert devait venir et les bénévoles l'ont aidée à préparer l'entretien en étudiant avec elle tous les cas de figure qui pouvaient se produire pendant le rendez-vous.
Maintenant, nous les aidons essentiellement à préparer les entretiens du CAI (Contrat d'accueil et d'intégration) et à passer le Dilf (diplôme initial de langue française), c'est notre objectif principal. Dorénavant, tous les étrangers qui souhaitent apprendre le français à l'association sont obligés de passer le Dilf, s'ils ne veulent pas le passer nous ne les prenons pas dans l'association.

Est-ce que cette loi a changé quelque chose dans l'apprentissage du français par les étrangers ?

Cette loi n'a pas changé grand-chose. Une de nos membres Salma, qui était demandeuse d'asile, a suivi les cours de l'Anaem (Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations) pour passer le Dilf. Il n'y a eu aucune progression dans son apprentissage de la langue française car le Dilf ne s'adresse pas aux grands débutants. De plus, peu de personnes se présentent à l'examen du Dilf, il y a environ un examen tous les mois, et ce mois-ci ils n'étaient que 13 à le passer pour l'Indre et Loire.

Comment les étrangers réagissent face à cette loi qui les oblige à justifier de leur niveau de français ?


Ils réagissent bien, car ils sont contents de pouvoir mesurer leur niveau de français. Ce sont des personnes volontaires et motivés. Certains souhaitent passer le TCF (Test de connaissance du français), car ils ont déjà obtenus des diplômes dans leur pays d'origine et veulent pouvoir valider leur diplôme à l'université.


Et enfin les brèves sur le sujet

Le Cai (Contrat d'accueil et d'intégration)

Depuis le 24 juillet 2006, une loi impose aux étrangers qui souhaitent obtenir une carte de résident de 10 ans de signer le Cai, d'une durée d'un an, pendant lesquels les étrangers se doivent de suivre une formation civique sur les institutions françaises et les valeurs de la République, ainsi qu'une formation linguistique pendant laquelle ils doivent apprendre les bases de la langue française.


Quelques données

Le Cai ne concerne que les étrangers qui sont des travailleurs permanents en France, des personnes membres de familles composées de français, des réfugiés et les membres de leur famille et des titulaires de la carte de séjour portant la mention « compétences et talents ». Depuis 2007, le Cai a été généralisé à l'ensemble du territoire métropolitain français et il a été signé par 26 765 étrangers.

Une formation linguistique pour tous

L'apprentissage de la langue du pays d'accueil répond aux attentes de la charte sociale européenne entrée en vigueur en 1999 et qui stipule, dans l'article 19, que « les pays s'engagent à favoriser et à faciliter l'enseignement de la langue du pays d'accueil ». La France qui a ratifié ce traité se devait de répondre aux attentes de cette charte.

Le Dilf (diplôme initial de langue française)

A l'issue de leur formation linguistique, les étrangers doivent passer le Dilf qui évalue leurs compétences en langue française. Il est délivré par le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. L'examen écrit dure 1h30 suivi de 10 minutes d'entretien. Ils peuvent compléter leur formation linguistique et passer le TCF (Test de Connaissance du Français), un examen de 3h, qui leur permet de déposer une demande d'admission préalable dans un établissement d'enseignement supérieur et ainsi de poursuivre une formation universitaire.


Et la légende de la photo

Alain, un bénévole de l'association, avec une partie des apprenants, lors d'un des cours dispensés.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 16:49

Mes nouveaux vernis !!!

Mes nouveaux vernis !!!
Julie est entrée dans le monde des vernis, elle a découvert des pures merveilles ... les vernis Mavala !!! Ils sont beaux, leurs couleurs sont extras et en plus j'ai jamais vu des vernis aussi faciles d'utilisation ... j'ai pas eu à refaire la main droite, vous savez celle qu'on rate toujours parce qu'on ne sait pas se servir de sa main gauche (ou inversement pour les gauchers lol) !!! Et bien là franchement c'est beau, c'est net et ca nous fait des mains toutes jolies !!! Raaa j'adore

# Posté le lundi 08 décembre 2008 16:24

Noël à Tours !!!

Noël à Tours !!!
C'est Noël à Tours, et j'adore cette fête !!!

Tout est beau, éclairée, décorée, magnifiée !!! Un carrousel, un marché de noël, un sapin géant, une grande roue, des magasins illuminés, des gens avec des gros paquets ... bref que du bonheur !!!

Un petit aperçu en image de cette fête à Tours ... (quel dommage que mes amis ne soient pas avec moi pour partager toutes ces belles émotions ... )


# Posté le dimanche 07 décembre 2008 11:14

Revue de presse !!!

Revue de presse !!!
Environ tous les 15 jours, par groupe de 5 ... une revue de presse à faire sur différents thèmes, on a commencé par la plus dure : régional !!! Le principe de la revue de presse (qu'on tente de maîtriser), c'est de voir comment les journaux traitent un même sujet.
A chaque revue de presse, on doit présenter notre travail par oral, et là ... liberté totale pour la présentation !!! On a eu droit à une présentation de la revue de presse culturelle très radiophonique, un jeu avec 5 chroniqueurs pour le sport.

Et l'autre jour je suis passée pour l'international ... alors avec Adrien, on a écrit une petite lettre, 11 novembre oblige !!! Là voici ...

Cher Monsieur Sourisce (ndlr, c'est le nom de notre prof de journalisme),

Au front pendant une semaine, à la recherche de l'actualité en France et en Europe, je vous écris afin de vous faire part de mes nouvelles. On rapporte qu'il y a 90 ans était signé l'armistice du 11 novembre, et Monsieur Sarkozy a décidé de le célébrer « du côté des victimes » comme le titre le Monde. Depuis une polémique est née suite au rapport Kaspi sur les « trop » nombreuses commémorations françaises. Le figaro indique « le rapport qui dénonce l'inflation des commémorations ».
D'ailleurs cette guerre n'est pas la « der des ders », 39-45 suivra. On a découvert récemment les plans d'architecte d'Auschwitz mentionnant les chambres à gaz et les fours crématoires, The Guardian titre « Les plans d'Auschwitz découverts au 70ème anniversaire de la nuit de Cristal ». Triste nouvelle du front. Mais face à cette horreur, une lumière d'espoir jaillit avec l'élection de Barack Obama, qui relance en France le débat de la représentativité raciale dans les instances politiques. France soir nous renseigne : « L'élection d'Obama inspire un manifeste pour « l'égalité réelle » ». Plus près du front, des problèmes de communications freinent l'arrivée de renforts, des sabotages minent les voies de la SNCF. « Sncf : sabotages sous haute tension » c'est ce que rapporte le Journal du Dimanche.
Face à la crise financière qui commence à avoir des répercussions au front, les dirigeants se sont réunis pour adopter une ligne directrice et commune en vue du G20. L'encre continue de couler : Ouest France évoque « L'Europe ira au G20 avec des souhaits précis ». Le figaro insiste sur le ton que souhaite donner l'Europe au G20 face aux Etats-Unis « Le ton adopté à l'égard de Washington est presque comminatoire ». Des clivages risquent d'apparaître de part et d'autre de l'atlantique. Mais même au sein de notre pays, la discorde règne. Après l'arrivée en tête de la motion de Ségolène Royal, les dirigeants du parti attendent une décision de sa part quant au choix du premier secrétaire. Le Monde titre sur « le dilemme de Ségolène Royal. » et le Figaro sur « royal mise au défi de trouver un chef au PS ». A l'est, le NPA refonde l'extrême gauche et tente de refroidir le parti socialiste. L'humanité titre « le NPA se mesure au PS », et le monde « M. Besancenot joue la différence à gauche ».
Voilà les nouvelles du front cher M. Sourisce. Pendant ce temps, je me raccroche à la vie, avec comme ligne de mire la culture de la semaine prochaine.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 04:56

Nouvel article !!!

Voilà, nouvel article rendu par notre prof !!! Article qui a pour thème la crise financière bcp moins drôle que le précédent.

Appréciation : BIEN, et oui pauvre en appréciation lol, mais bon vaut mieux ca que la liste des défauts !!!

Les vingt-sept s'entendent pour la régulation du secteur financier.

Nicolas Sarkozy a convié ses partenaires européens à une réunion le samedi 4 octobre, avec pour objectif de préparer le G8 exceptionnel et élargi qui devrait se tenir avant la fin de l'année. Cette rencontre devra déboucher sur « des opérations concrètes », c'est en tout cas ce que souhaite unanimement la Banque Centrale Européenne (BCE) et les principaux dirigeants européens. Les propositions qui sortiront de cette réunion serviront de base de travail lors du sommet mondial, elles concerneront notamment les agences de notations, les fonds spéculatifs, la rémunération des traders, les normes comptables, ainsi que le projet d'un « groupe de réflexion » sur le rôle de la BCE.
Des réflexions, se heurtant aux orientations régulatrices de la France et de l'Allemagne et libérales du Royaume-Uni, ont déjà été lancées sur ces sujets. En ce qui concerne les agences de notation, un code de bonne conduite pour les banques est actuellement en train d'être étudiée par la Commission. M. McCreevy, commissaire chargé du marché intérieur, a lancé un projet sur la supervision bancaire, il s'agit de mieux surveiller les banques transfrontalières, par l'intermédiaire d'un collège de superviseurs nationaux. Pour les fonds spéculatifs, la tâche du côté des régulateurs risque d'être plus ardue, car la Commission a jugé que chaque Etat était compétent pour gérer les hedge funds sur son territoire. De plus, aucune législation ne peut être mise en place au niveau communautaire car elle se heurterait à la libre circulation des capitaux.
Aucun projet de plan Paulson à l'européenne n'est envisagé, même si la commissaire européenne chargée de la concurrence, Neelie Kroes, va se voir attribuer des pouvoirs spéciaux, elle sera désormais apte à donner son accord de manière quasi solitaire à des plans d'aides publiques aux banques touchées par la crise. Avec tous ces projets, autant dire que l'union européenne a décidé de prendre les choses en main, avant le débat international. Elle s'est aussi penchée sur la question des parachutes dorés jugés comme « le symbole des errances du système ». C'est pour tenter de mettre un terme à ces errances que l'union européenne se penche sur la régulation du système financier dans tout son ensemble.
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# Posté le mercredi 12 novembre 2008 13:07